17 mars Saint Patrick, évêque
Luc 5, 1-11
(1 Pierre 4, 7 Psaumes de Salomon 95, 1-2a. 2b-3. 7-8a. 10 )
01 Or, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.02 Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.03 Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.04 Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »05 Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »06 Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.07 Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.08 A cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »09 En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;10 et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »11 Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent._Luc.
Voila la premier vertu d'un apôtre,malgré les échecs, si Jésus nous dit intérieurement d'y aller encore une fois,lui obéir ,comme Pierre._Mandonnaud Paul de Limoges.
DIMANCHE 17 MARS 5 ème de Carême.
Jean 12,20-33
(Jérémie 31,31-34 Psaumes de Salomon 50, 3-4, 12-13. 14-15. 18-19 Hébreux 5,7-9)
20 Il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.21 Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. »22 Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus.23 Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié.24 Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.25 Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.26 Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.27 Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci !28 Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »29 En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. »30 Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous.31 Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ;32 et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. »33 Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir._Jean.
Jésus perd sa vie et la donne en acceptant cette mort sur la croix qu'on lui impose. Il en fait un rendez-vous avec les hommes où il boit leurs péchés et leur trace un chemin vers la vie éternelle._Mandonnaud
.Texte de l'Association Pierre Valdès. Rédacteur : Jean.
Jésus se trouvait, à cette époque là, dans l'enceinte du Temple et annonçait son heure ou il allait être « glorifié »….
Quelle sombre gloire ! A l'entendre, pour triompher il faut mourir, pour sauver sa vie, la perdre : «: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit » Ainsi cette terre connaîtrait d'avance le secret du « renoncement créateur », de la souffrance rédemptrice. Mystère, quant on y songe, inscrit dans la nature…….
Et de la même façon, servir aujourd’hui Jésus Christ signifie le suivre sur le chemin de la croix. Ceci serait suffisant pour nous décourager si nous n’étions pas sûr de récolter le fruit de l’arbre de la croix. Le fruit est celui de la vie éternelle. Jésus nous l’explique avec cette image du grain de blé qui meurt en terre et qui néanmoins produit du fruit en abondance…….Ou, en d’autre termes, si, dans l'extrême souffrance de l'abandon par Dieu et par les hommes, Jésus n'a pas sombré, celui qui s’attache à lui dans une foi confiante ne sombrera pas...
Toutefois, ma religion ne me demande pas non plus de quitter cette terre pour regarder un ciel imaginaire, mais de devenir moi-même ce Ciel, de transfigurer ma vie de chaque jour en laissant transparaître en moi toute la Lumière et toute la joie de Dieu……..
Il ne s'agit pas de me détourner de la vie, mais bien d'y entrer, car c'est avant la mort que je risque d'être mort si je refuse de faire de ma vie une création continuelle de grâce et de bonté.
………..Aussitôt après ces paroles dites, Jésus s'interrompt. Et sans doute le harcelait-on alors de questions absurdes….. Il allait mourir, la partie était jouée, et personne encore n'avait compris…..On crut voir alors sa main tremblante glisser de son front à ses yeux, comme pour ne pas voir, à deux pas de lui, cette porte ouverte, affreuse, sur les ténèbres…..Mais aussitôt il se reprend : c'est pour cette agonie et pour cette mort qu'il est venu. Ce n'est plus au peuple qu'il s'adresse mais à lui-même pour se conforter, lorsqu'il jette ce cri de victoire : « et moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes. . » Tous….. et même ceux qui vont le torturer………..
Texte de l'Association Pierre Valdès. Rédacteur : Jean.